Le jeu chez les animaux : apprendre en s’amusant
C’est dans l’air, ce sera bientôt la relâche avec son tourbillon d’activités et de plaisir en famille!
D’ailleurs, quand on pense au jeu, on imagine souvent des enfants sur une patinoire ou dans un gymnase… mais le plaisir de jouer est loin d’être l’apanage des humains. Chez de nombreux animaux (des mammifères aux oiseaux, en passant par certains poissons) jouer fait partie intégrante du développement. Et comme pour nous, ce n’est jamais « juste pour passer le temps ».


Un entraînement déguisé
Chez les jeunes animaux, le jeu agit comme une véritable salle de pratique. Courir, se poursuivre, se chamailler ou manipuler des objets permet de développer la coordination, la force musculaire et la rapidité. Ces comportements, souvent exagérés et répétitifs, ressemblent à première vue à des gestes inutiles… mais ils servent en réalité à se préparer à la vraie vie : chasser, fuir un danger, interagir avec les autres.
Certaines formes de jeu, notamment le jeu social, jouent un rôle clé dans l’apprentissage des codes sociaux. En jouant ensemble, les jeunes animaux apprennent à doser leur force, à reconnaître les signaux de leurs partenaires et à gérer les conflits… un peu comme les enfants qui apprennent à partager, à perdre et à négocier sur un terrain de jeu. Les traits de personnalité ressortent souvent de manière flagrante dans ces moment et ce, dès le tout jeune âge.

Apprendre à affronter l’imprévu
Le jeu ne sert pas seulement à renforcer le corps : il stimule aussi l’esprit. Des études montrent que les animaux qui jouent davantage, surtout avec leurs congénères, deviennent plus audacieux, plus curieux et plus efficaces pour faire face à des situations nouvelles. Autrement dit, jouer aide à développer la confiance et la capacité d’adaptation.
Ce principe rappelle d’ailleurs ce que l’on observe chez les humains : les expériences ludiques favorisent la créativité, la flexibilité mentale et la résilience. Le jeu devient ainsi une façon sécuritaire de « s’entraîner à l’inattendu », sans conséquences graves en cas d’erreur.

Le jeu : un luxe… pas toujours accessible
Fait intéressant : le jeu apparaît surtout lorsque les besoins essentiels sont comblés. Dans la nature, les jeunes animaux jouent davantage lorsque la nourriture est abondante et que l’environnement est sécuritaire. Quand l’énergie doit être consacrée à survivre, le jeu devient secondaire.
Chez les humains, le parallèle est frappant. Les enfants qui ont accès à du temps libre, à des espaces sécuritaires et à des ressources ont souvent plus d’occasions de jouer. Le jeu, qu’il soit animal ou humain, est donc intimement lié à la notion de bien-être.

Un indicateur de bien-être émotionnel
Le jeu peut aussi nous en dire long sur l’état émotionnel des animaux. En milieu contrôlé, par exemple, une diminution ou une modification des comportements de jeu peut signaler de l’inconfort, du stress ou même de la douleur. À l’inverse, un animal qui joue spontanément démontre souvent un état émotionnel positif.
Mais le jeu n’est pas qu’un indicateur : il est aussi un outil. Offrir des occasions de jouer contribue à améliorer le bien-être à long terme, en renforçant la capacité des animaux à faire face aux changements et aux défis de leur environnement.
Jouer… à tout âge
Même si le jeu est particulièrement fréquent chez les jeunes, il ne disparaît pas complètement à l’âge adulte. Certaines espèces continuent de jouer toute leur vie, surtout lorsque les conditions le permettent. Cela nous rappelle que, peu importe l’âge, le jeu conserve une valeur fondamentale.
À l’approche de la semaine de relâche, c’est une belle occasion de se rappeler que jouer n’est pas une perte de temps : ni pour les enfants, ni pour les animaux! Dans la nature comme chez nous, le jeu est une façon essentielle d’apprendre, de s’adapter et de s’épanouir.





