La recherche scientifique fait partie intégrante des missions des jardins zoologiques et des aquariums à travers le monde. Le Zoo de Granby participe à de nombreux projets permettant à différentes espèces animales, surtout celles en péril, d'être mieux connues et protégées autant dans leur milieu naturel qu'en captivité.
Recherche médicale
L'équipe de santé animale du Zoo de Granby pose des gestes régulièrement qui ont des répercussions directes sur la reproduction des espèces menacées.
Corrélation entre profil hormonal sanguin et urinaire du cycle de reproduction des femelles éléphants d'Afrique
Les signes d'oestrus chez les éléphants sont peu apparents. Les analyses des profils sanguins permettent généralement d'en estimer la régularité et la phase. Avec l'aide du personnel de la santé animale du Zoo de Granby, le Dr Laura Graham tente de mettre au point une technique qui permettrait d'utiliser l'urine pour faciliter le diagnostic de l'oestrus chez la femelle éléphant.
Insémination artificielle des éléphants d'Afrique
La reproduction des Éléphants d'Afrique en captivité est relativement rare puisque peu d'institutions gardent des mâles. L'analyse de la pyramide d'âge indique clairement qu'une crise est prévisible. C'est pourquoi le Zoo de Granby a participé aux efforts permettant de développer une technique de reproduction artificielle des éléphants. Bien que cela ait été réussi à neuf reprises dans le monde, beaucoup de travaux restent à faire pour améliorer les techniques et les équipements. Deux inséminations ont été pratiquées en décembre 2001 (malheureusement, sans succès).
Culture cellulaire des gorilles des plaines
Le Zoo de Granby héberge un des rares Gorilles des plaines qui n'est pas né en captivité ou qui n'ait pas eu de descendant. La valeur génétique de Mumba pour les programmes de reproduction (SSP) est donc significative. Compte tenu du caractère de l'animal, de son environnement, de son histoire et de son âge, il est peu probable qu'il se reproduise naturellement. Du matériel génétique a donc été prélevé et des cellules ont été mises en culture. Ces dernières ont par la suite été congelées dans l'azote liquide. Cette source unique d'ADN de gorille sera, le cas échéant, disponible pour des chercheurs intéressés à cloner Mumba lorsque les techniques le permettront.